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« Lutte contre l’islamophobie », une faute politique que le Canada 

9 février 2026

« Lutte contre l’islamophobie », une faute politique que le Canada

paiera longtemps

À Ottawa, la suppression du poste de la « représentante spéciale chargée de la lutte contre
l’islamophobie » n’est pas un geste courageux. C’est un aveu tardif. Celui d’une faute
politique grave, commise par un gouvernement qui a confondu morale et idéologie, protection
et censure.
Ce poste n’a jamais servi à combattre le racisme. Il a servi à verrouiller le débat public. Sous
couvert d’antiracisme, toute critique de l’islam est devenue suspecte, disqualifiée, assimilée à
une haine imaginaire. On n’argumentait plus, on intimidait. On ne débattait plus, on
culpabilisait.
Amira Elghawaby n’a pas apaisé les tensions, bien au contraire, elle les a attisées. Elle a
stigmatisé le Québec, caricaturé une société entière, nourri une méfiance durable entre les
citoyens. Loin de favoriser l’intégration des immigrés d’origine musulmane, son discours a
installé une culture de la victimisation, enfermant des dizaines de milliers de musulmans dans
un récit de persécution permanente, au lieu de les encourager à s’intégrer et à faire pleinement
société.
Sous une rhétorique humaniste, ce poste a servi de paravent à l’islam politique. Ses dérives
ont été minimisées, ses impasses excusées. Les valeurs libérales — liberté de conscience,
égalité hommes-femmes, primauté du droit civil — ont été relativisées au nom d’un
relativisme culturel lâche et totalement étranger à ce grand pays nord-américain.
La manipulation des faits a achevé le discrédit. Rapports orientés, vérités arrangées,
recommandations identitaires jusque dans les universités : on a substitué l’activisme à la
politique publique, l’idéologie à la raison.
Il fallait absolument supprimer ce poste. Non pour faire plaisir à qui que ce soit, mais pour
sauver ce qui restait du débat démocratique. Les dégâts sont réels. La responsabilité aussi.
Justin Trudeau a créé ce poste. Il a donné du pouvoir à une militante incapable d’en mesurer
les conséquences. On peut corriger une erreur. On n’efface pas les dommages qu’elle a
causés.

Kamel Bencheikh

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