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Procès en appel du RN et de Marine Le Pen : verdict attendu le 7 juillet 2026 

11 février 2026

Procès en appel du RN et de Marine Le Pen : verdict attendu le 7 juillet 2026

La cour d’appel du tribunal de Paris rendra sa décision le 7 juillet 2026 à 13h30 dans le procès en appel du Rassemblement national (RN) et de Marine Le Pen. Cette échéance, annoncée mercredi 11 février, était particulièrement attendue alors que la cheffe de file du parti d’extrême droite joue une part de son avenir politique.

Le parquet a requis à son encontre quatre ans de prison, dont un an ferme, ainsi que cinq ans d’inéligibilité sans exécution immédiate. Une condamnation confirmée pourrait compromettre sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. Marine Le Pen a indiqué qu’elle prendrait sa décision quant à une éventuelle quatrième candidature dès l’annonce du jugement, sans attendre un éventuel pourvoi en cassation. En cas d’empêchement, Jordan Bardella serait désigné candidat du parti.

Pour pouvoir se présenter en 2027, Marine Le Pen ne doit pas être frappée d’une peine d’inéligibilité supérieure à deux ans, la période courant à partir du jugement de première instance rendu le 31 mars 2025. L’élection présidentielle est prévue au printemps 2027.

L’affaire porte sur des soupçons de détournement de fonds publics européens entre 2004 et 2016. Il est reproché à Marine Le Pen, au RN – anciennement Front national – et à plusieurs cadres du parti d’avoir employé des assistants parlementaires rémunérés par le Parlement européen mais travaillant en réalité pour le parti. Le préjudice est estimé à 4,6 millions d’euros.

Lors des réquisitions, les représentants du parquet ont souligné le « rôle central » de Marine Le Pen, estimant qu’elle fixait les règles internes et signait les contrats litigieux, ne pouvant ignorer la réalité des fonctions exercées. Au total, onze autres prévenus ainsi que le parti en tant que personne morale sont également poursuivis.

En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à quatre ans de prison, dont deux ans ferme aménageables sous bracelet électronique, à 100 000 euros d’amende et à cinq ans d’inéligibilité avec effet immédiat. Elle avait contesté les faits. Sur les 24 autres condamnés, onze, ainsi que le RN, ont fait appel.

Le jugement du 7 juillet prochain pourrait donc avoir des conséquences majeures sur le paysage politique français à un an de la présidentielle.

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