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Islamisme : la République face au déni 

16 février 2026

Islamisme : la République face au déni

Les services de renseignement français ne parlent plus à demi-mot : la mouvance islamiste
constitue une menace directe pour la cohésion nationale et pour les valeurs de la République.
Ce n’est pas une opinion, c’est un constat étayé par des années d’observation de terrain.
Car l’islamisme n’est pas une croyance, c’est une idéologie politique. Son objectif n’est pas
de coexister avec la République, mais de la contourner, puis de la contester. Par l’entrisme
associatif, la pression communautaire, le séparatisme culturel et le discours victimaire, il sape
progressivement l’unité nationale. Là où la République produit du commun, l’islamisme
fabrique du repli.
Le danger n’est plus seulement celui des attentats, mais celui d’une société fragmentée, où la
loi religieuse prétend s’imposer à la loi civile, où l’égalité entre les femmes et les hommes est
négociable, où la liberté d’expression devient conditionnelle. C’est une remise en cause
frontale de la laïcité et de l’indivisibilité républicaine.
Face à cela, le déni est une faute politique. Par peur d’être accusés d’amalgame, trop de
responsables préfèrent détourner le regard. Ce silence ne protège personne : il abandonne les
quartiers aux idéologues, et les citoyens musulmans aux plus radicaux qui parlent en leur
nom.
La République n’a pas à s’excuser d’exister. Elle doit faire respecter ses lois, dissoudre les
structures hostiles à ses principes, affirmer la laïcité sans trembler aucunement et rappeler une
vérité simple : on ne choisit pas à la carte les règles communes.
Ce combat n’est pas dirigé contre une religion, mais contre une idéologie de domination.
Renoncer à le mener, c’est accepter la fragmentation du pays. L’assumer, c’est défendre la
liberté de tous.

Kamel Bencheikh

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