L’innommable routine des pendaisons en Iran : jusqu’où tolérer l’intolérable ?
Il y a des crimes qui se commettent dans le vacarme des bombes. Et il y a ceux, plus insidieux, qui s’exécutent dans le silence des aubes grises, derrière les murs épais des prisons d’État. En Iran, la pendaison est devenue une mécanique ordinaire, presque administrative. Une signature macabre du pouvoir des mollahs.
Jeudi 30 avril, au petit matin, un jeune homme de 21 ans, Sasan Azvadar, a été pendu. Vingt et un ans. L’âge des possibles, des erreurs réparables, des vies encore à écrire. Mais dans la République islamique, l’erreur ne se corrige pas : elle se supprime. Définitivement.
Le régime iranien ne se contente pas de gouverner par la peur : il l’institutionnalise. Il pend ses opposants, ses marginaux, ses oubliés — et parfois, tragiquement, ses propres enfants, produits d’un système qui étouffe toute excellence, toute liberté, toute dissidence. Une jeunesse sacrifiée sur l’autel d’un pouvoir théocratique qui confond justice et vengeance.
Ces exécutions ne sont pas seulement des sanctions. Elles sont des messages. Chaque corde qui se tend est un avertissement lancé à toute une population : taisez-vous, pliez-vous, disparaissez si nécessaire.
Et pendant ce temps, que fait l’Occident ? Il commerce. Il négocie. Il temporise. Il détourne le regard au nom d’intérêts stratégiques ou économiques. Cette complaisance n’est plus seulement une faute morale, elle devient une forme de complicité passive.
Peut-on encore serrer la main d’un régime qui pend ses jeunes à l’aube ? Peut-on signer des accords avec un pouvoir qui transforme la justice en spectacle de mort ? À force de compromis, les démocraties occidentales risquent de perdre bien plus que leur crédibilité, elles y laissent leur âme.
Il est temps de tracer une ligne claire. De rompre, sans ambiguïté, les relations diplomatiques et économiques avec un régime qui a fait de la pendaison un instrument politique. Les mots ne suffisent plus. Les condamnations verbales sont devenues des rituels creux, aussi prévisibles qu’inefficaces.
Ce que réclame la mémoire de Sasan Azvadar — et celle des centaines d’autres anonymes exécutés chaque année —, ce sont des actes. Des sanctions réelles. Une isolation internationale assumée. Une pression constante, jusqu’à ce que cesse cette barbarie d’État.
Car à force de tolérer l’intolérable, on finit par l’accepter. Et accepter cela, c’est déjà y participer.
Kamel Bencheikh
1. Lorsque tu es sur le site internet, clique sur les 3 petits points présents en haut et à droite de l’écran
2. Appuie sur « Ajouter à l’écran d’accueil ».
Et voilà, tu as maintenant RadioAzul.International au bout des doigts,
Bonne Écoute!
1. Lorsque tu es sur RadioAzul.international, clique sur l’icône "Partager" qui est en bas de l’écran de ton appareil.
2. Défile vers le bas la liste des actions et clique sur “Ajouter sur l’écran d’accueil”
3. Clique sur le bouton “Ajouter” situé en haut à droite de ton écran
Et voilà, tu as maintenant RadioAzul.International au bout des doigts,
Bonne écoute!